Gestion des adventices sur Blés

Essai gestion des adventices sur blés

Responsables de l'essai : Bessede Maixent, Colombano Aurélien, Delavet Clément, PetitGuillaume, Sardet William

Mise en ligne : Delavet Clément, Petit Guillaume, Sardet William

 

 

Contexte de l'essai

L’utilisation des produits phytosanitaires tend à devenir de plus en plus réglementée. En effet, on rencontre des problèmes de qualité des eaux liés en partie à l’utilisation d’herbicides racinaires. La France, pour réagir face à ce problème, souhaite diminuer un maximum l'utilisation de ces produits par l'intermédiaire, entre autres, du plan Ecophyto. Le défi paraît colossal, compte tenu de l'apparition, dans le même temps, dans le Lauragais, de résistances de certaines adventices (Ray-Grass, vulpie...) aux herbicides (sulfonylurées, FOP, DEN). Heureusement, des techniques alternatives se développent, comme l'utilisation plus marquée de leviers agronomiques tels les faux-semis, les déstockages, la rotation... mais également des leviers mis en place sur les cultures, comme le désherbage mécanique (herse étrille, bineuses...) ou le désherbage chimique avec l'utilisation des bas volumes.

 

Des ble 3

 

 

  Témoin non traité : pression adventice supérieure

 

 

 

 

Objectif de l'essai

C'est dans le but de répondre à ces attentes que nous avons mené un essai consacré à la gestion des adventices sur blés tendre et dur à Auzeville, dans le Lauragais. Nous avons donc mis en place un essai ayant pour objectif d’évaluer différentes stratégies de gestion des adventices sur blé tendre et blé dur en fonction de la flore présente. Ces stratégies associent les leviers agronomiques, le désherbage mécanique, et une lutte chimique optimisée.

Pour le désherbage chimique on a cherché à optimiser la qualité de la pulvérisation (conditions d'applications, choix des adjuvants et du matériel). En ce qui concerne le désherbage mécanique on a utilisé une herse étrille en post levée du blé (stade début tallage).

D’autres leviers agronomiques ont été mobilisés, comme la rotation, le labour, les faux semis et le décalage de la date de semis.

L’optimisation de la qualité de pulvérisation passe par une réduction de la quantité de bouillie, ce qui permet de réduire la dose de produit tout stabilisant la concentration. Pour maintenir l’efficacité du désherbage, l’utilisation d’adjuvants est indispensable (sur l'essai, les traitements en plein sont réalisés à 100 litres de bouillie par hectare avec la dose de référence des produits alors que les traitements en bas volume sont réalisés à 50 litres de bouillie par hectare avec la dose de référence divisée par deux).

Le bas volume est un levier mobilisable et mobilisé dans notre essai mais en aucun cas il n'est considéré comme le principal levier de gestion des adventices.

 

Protocoles et dispositifs experimentaux

L'essai désherbage a été mené de la même manière sur du blé dur et du blé tendre. On a, au total, 6 modalités : 3 modalités sont traitées à 100 l/ha de bouillie et 3 autres sont composées des mêmes produits mais à 50 l/ha. Chaque modalité est présente sur une partie désherbée mécaniquement à la herse étrille (le 13 janvier) et sur une partie qui ne l'est pas.

Les modalités désherbées mécaniquement se situent dans le prolongement de celles qui ne le sont pas. Les modalités traitées à dose pleine et à demi-dose se touchent et sont adjacentes à un témoin non traité. Ainsi, on peut comparer la différence d'efficacité entre la partie désherbée mécaniquement et chimiquement seule, entre les bas volumes et pleines doses. Les témoins non traités permettent, quant à eux, d'illustrer la pression adventice de la zone de la parcelle.

 

Des ble 1

Présence d'adjuvants pour améliorer l'efficacité de la pulvérisation, notamment pour les bas volumes : SFA + Huile + Mouillant

 

Des ble 4          Des ble 5

Efficacité identique sur dicotylédones et graminées, à dose pleine comme à demi dose.

Date de dernière mise à jour : 26/05/2016

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