Désherbage mixte Blé dur

Le contexte de l'essai :

Dans un contexte règlementaire de plus en plus fort (diminution de l’utilisation des produits phytosanitaire avec Ecophyto 2018) et dans une zone géographique où le blé tendre est bien implanté, cet essai est mis en place afin de répondre à la problématique de gestion des adventices en comparant différentes stratégies de désherbage.

Objectif de l'essai :

Il s'agit d'optimiser la conduite du blé tendre dans le but de réduire l’utilisation d’intrants :

- Optimiser les doses de produits apportées en diminuant le volume de bouillie

- Intégrer le désherbage mécanique

Le protocole experimental :

L’essai fut réalisé sur une variété de blé tendre le SOLEHIO. Il a été semé à 2 dates de semis différentes avec un décalage de 15 jours pour limiter la pression des adventices.

Cet essai présente deux itinéraires techniques qui diffèrent par la date de semis, la densité de semis et la gestion de la fertilisation azotée. Les objectifs des deux ITK sont distincts, le premier se veut « 0 dégât, 0 dommage, 0 perte » et le second prend en compte « le coût de production et des pertes acceptables».

Pour la première date de semis (24 octobre), la densité est de 240 grains/m2. La gestion de la fertilisation azotée se fait grâce à la méthode du bilan. Le fractionnement est prévu en 4 apports (3F, encadrement épi 1cm, apport qualité).

Pour la seconde date de semis (16 novembre), la densité a été augmentée à 320 grains/m2 pour compenser les risques de pertes à la levée. La gestion de la fertilisation se basera sur le calcul des reliquats sortie hiver et d’un pilotage GPN. Le fractionnement est prévu en 3 apports (encadrement épi 1cm et gonflement).

Les modalités :                                                                                                                                            

 Modalit                         

Le dispositif expérimental :

Plan

Remarque : La modalité M3 - désherbage mixte bas volume - pour le semis du 16 Novembre n’a pas pu être mis en place compte tenue des conditions climatiques de l’année.

Présentation des résultats :

Nous allons analyser les resultats en abordant trois aspects :

  • L’aspect des notations
  • L’aspect économique
  • L’aspect environnemental

- Analyse notation

La modalité tout mécanique M2 reste la plus sale sur les 2 dates de semis, avec aucun effet sur les graminées (présence des 3 graminées), faible sur coquelicot et moyen sur véronique.

 La modalité T1 – Tout chimique- reste la référence avec 100% d’efficacité quelque soit la date de semis. On observe toutefois un manque de sélectivité pour le traitement sur la 2ème date de semis.

Les modalités M3 et M4 sont très proches en efficacité finale du fait que le passage d’herse étrille a été peu efficace cette année car trop tardif. En réduisant le volume de bouillie par trois et la dose d’herbicide de 60% on maintient une concentration produit autour de 0,2%. L’efficacité au finale est très proche de la modalité M1 autour de 98% en notation finale.

- Analyse économique 

Analyse

Remarque: En intégrant le prix de l’herbicide la modalité la plus économe reste celle du bas volume (M4) avec une baisse de 60% de la dose tout en conservant une efficacité de 98%. Le passage de l’herse étrille n’a pas apportée un plus en efficacité et a chargé le coût d’intervention de la modalité M3 (mixte avec bas volume) qui se rapproche de la modalité tout chimique M1.

Les 3 passages d’herse étrille sur la modalité M2 n’ont malheureusement rien apporté.

- Analyse environnementale

Ift

Synthèse générale de l’essai :

La pression adventices de la parcelle était hétérogène avec un salissement plus important pour la première date de semis mais il en ressort quelques tendances intéressantes :

- Très bonne efficacité du désherbage classique de référence : pleine dose dans 150L/ha de bouillie avec un rapport qualité prix acceptable mais une pression phytosanitaire maximale.

- La stratégie bas volume seule ou associé avec le passage d’herse étrille ressort très bien sur cet essai et sur cette flore. La pression phytosanitaire est réduite de 60% et le rapport qualité prix est le plus pertinent.

- Les conditions climatiques de l’année ont été très défavorables au désherbage mécanique (400mm d’eau pendant l’hiver), son intervention tardive n’a rien apportée, excepté sur quelques véroniques.

 Au travers de cette technique très pointue et pas forcément généralisable à l’ensemble des agriculteurs, il serait possible de réduire significativement l’IFT pour certains herbicides systémiques. Cette technique reste toutefois inutile si les résistances graminées à l’herbicide utilisé sont avérées.

Date de dernière mise à jour : 04/02/2016

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