Couverts végétaux

Noms des responsables de l'essai : Arnaud BONNEMAISON, Mathieu LAGANE, Ambre MAMPRIN, Alexandre PASTORELLO, Valentin TONUS.

Responsable de la publication : Ambre MAMPRIN

 

Contexte 


    Dans le Lauragais, le climat est océanique avec des influences méditerranéennes.  La région est marquée par une forte présence du vent d'Autan qui a pour propriétés d'être asséchant et de créer des phénomènes d'échaudages pendant le stade de maturation des blés. De plus, il ressuie rapidement les sols pour les semis de printemps et les semis d'été (colza).
L'été est une période chaude et sèche qui engendre des difficultés d'implantation des couverts végétaux d'intercultures après moisson.
Les hiver doux rendent compliqués la destruction des couverts par le gel. 
La pluviométrie moyenne de la région est de 700 mm/an. La disponibilité en eau est plutôt concentrée sur des périodes hivernales.

    La zone du Lauragais possède en majorité des sols argileux avec un taux d'argile supérieur à 20 % . Ces sols ont pour propriétés de posséder une réserve utile élevée. Le travail des sols doit se réaliser en conditions ressuyées pour conserver un bon état structural.
La bonne rétention en éléments minéraux permet une assez bonne conservation de ceux-ci malgré des inter-cultures longues.

    La région présente le plus souvent des profils de type côteaux. Ceci implique des zones avec plus de 20 % de pente. Ces reliefs occasionnent des phénomènes d'érosion importants.

    Les systèmes de cultures du Lauragais sont en non irrigué pour la plupart. Cela réduit la diversité des cultures. Le plus souvent, il est effectué des rotations courtes (ex : tournesol - blé ) avec une intégration de sorgho et de pois pour les allonger. 
Ces rotations types possèdent des inter-cultures longues avec des sols nus qui favorisent les phénomènes de lixiviation et un salissement enherbé des parcelles. 

    Le Lauragais est en grande partie en zone vulnérable ce qui engendre des problématiques de restriction d'épandage en éléments azotés avec une obligation de couverture des sols sur les  inter-cultures longues (en couverts vivants ou morts).
Cependant, les zones argileuses possèdent des dérogations argile qui permettent de labourer les sols à partir du 15 octobre. Cette pratique est utilisée pour commencer à créer de la terre fine via les éléments climatiques de l'hiver. 

 

Objectif de l'essai

    Intégrer et optimiser un couvert végétal sur l'exploitation du lycée dans un contexte local en prenant en compte le travail du sol et les différents enjeux environnementaux (zone vulnérable, érosion...)
 

Sous-objectif

 Étudier l'effet du couvert sur l'implantation de la culture suivante (activité biologique, restitution des reliquats azotés, effets sur le rendement...)

 Évaluer la dynamique de flore adventice selon le type de couvert.

 

Méthodologie

Pour répondre à cette problématique, différentes modalités ont été testées :
    - moutarde : couvre rapidement le sol, produit de la biomasse, concurrence les adventices, conserve la structure du sol (pivot), effet CIPAN . La destruction initiale devait s'effectuer par le gel. Comme il n'a pas gelé elle a été détruite au broyeur.
    - trèfle + vesce : accentue son développement avec un pic de développement sortie hiver . Fixe l'azote gazeux N2. 
    - couvert permanent trèfle blanc : couverture du sol sans concurrence avec la culture, fixation de l'azote, faire perdurer pour que ce soit efficace sur 3 à 5 ans.

 

Protocole et dispositif expérimental

 

 

Photographies

 

Moutarde

Couvert de moutarde, trèfle d'Alexandrie et vesce au 17 novembre 2015

 

Feverole

Couvert de féverole au 3 mai 2016

Date de dernière mise à jour : 29/05/2016

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