Gestion des adventices sur cultures de printemps

Noms des responsables de l'essai : Teva BROTONS, Jean-Baptiste CAMPINS, Pierre CORACIN, Cyril FERRAN, Adrien SOLDADIÉ

Responsable de la publication : BROTONS Téva

 

Contexte de l’essai

La région agricole du Lauragais se caractérise principalement par ses cultures céréalières et oléagineuses. La rotation blé/tournesol est très représentative des pratiques culturales locales. Utilisée depuis des décennies, elle commence de plus en plus à s’essouffler et des phénomènes de résistance en matière d’adventices sont apparus. La répétition de l’utilisation de produits phytosanitaires a amplifié ces phénomènes. De plus, dans le cadre de la loi sur les réductions d’utilisation des produits phytosanitaires de synthèse (Ecophyto), l’application est de plus en plus règlementée, les produits sont régulièrement étudiés et, tous les ans, plusieurs d'entre eux sont retirés de la vente, même s'ils avaient fait la preuve de leur efficacité. Cela oblige les agriculteurs à toujours s’informer et trouver de nouvelles solutions pour gérer les pressions adventices sur leurs parcelles.


Ce problème est amplifié au niveau de l’agriculture biologique car les possibilités qu’elle permet en matière de programme de désherbage sont plus restreintes. En effet, ne pouvant pas s’appuyer sur le levier chimique, la gestion passe alors par des rotations plus longues et diversifiées, des décalages de dates de semis, et le désherbage mécanique qui est le thème de notre essai.


Notre essai est mené sur une parcelle conduite en bio. Nous avons décidé de mettre en place un programme de désherbage basé sur la combinaison de plusieurs outils de travail du sol afin de trouver celle dont l'efficacité est la plus élevée.

 

Objectifs

Gérer le chardon (qui est une adventice vivace) en interculture longue n’est pas chose facile, surtout en agriculture biologique. L’objectif principal est de détruire l’adventice. Mais cela passe par une gestion de celle-ci par une stratégie dite « d’épuisement ». En effet, cette technique à pour but de limiter les ressources du chardon, qu’il puise directement dans le sol par le biais de ses racines pivotantes. Mais il faut sectionner la racine en intégralité pour détruire l’adventice, c’est à dire sans laisser une partie de la racine dans le sol, sinon la vivace se multipliera à partir de celle-là et réapparaîtra sur la parcelle plus nombreuse qu’auparavant. Le passage répété d’outils tels que le vibro-flex permettra donc de sectionner définitivement les repousses, afin que les semis de printemps puissent se dérouler dans les meilleures conditions possibles.


Les outils de travail du sol utilisés pour cet essai sont des outils dits « communs » car la plupart des agriculteurs du Lauragais en sont propriétaires. Ce programme de gestion du chardon est donc accessible et réalisable par le plus grand nombre d’agriculteurs possible.

 

Les outils utilisés

Les outils de travail du sol entrée hiver :

  • La charrue, représentative des pratiques locales en bio
  • La charrue déchaumeuse, alternative innovante à la charrue classique
  • Le déchaumeur à dents CLC, qui permet d’éviter le retournement du sol

Les outils de travail du sol en reprise de labour :

  • Vibro flex à patte d’oie, pour sectionner l’intégralité des racines du chardon
  • Cover-crop, pour le bouleversement de surface

 

Méthodologie

En sortie hiver, les travaux de la charrue, charrue déchaumeuse et du CLC seront repris par des passages de vibro-flex et de cover-crop, afin de mettre en place la stratégie d’épuisement du chardon, suivant le plan ci-dessous :

 

Plan de l'essai

Date de dernière mise à jour : 26/05/2016

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